Les clans breton en 44 (Breuriezh)
C'est au V ème siècles que le breuriezh (réunion des frères/frairires) furent crées. A cette époque le "pays" était organisé de cette manière: le "Rann" était une sorte de petit pays constitué de plusieurs "Plouefs" et chacun de ces derniers était divisé en "Clans" (Breuriezh). Les clans étaient gerés par les "machtierns".
Ces breuriezh francisés par la suite en "frairies" ne disparurent qu'au millieu du 20ème siècle.
Autrefois chaque clan avait une divinité protectrice, avec la religion catholique celles-ci furent remplacées par des saints (très souvent des saints bretons).
Exemple de Breuriezh: Avessac/Avezeg
Avessac était le "Plou-Dewi", il était constitué des clans suivants:
_Breuriezh Plou-Dewi: protecteur: Sant Paol et Saint Pierre
_Breuriezh Rozrion: protecteur: Sant Riowen
_Breuriezh Rolland: protecteur: Sant Kast
_Breuriezh Penhouet: protecteur: Sant Wallay
_Breuriezh Linsac: Saint Paul et Saint Pierre
_Breuriezh Tily: Sant Julian
_Breuriezh Sutz-Gaumaen: Santez Uriell
_Breuriezh Gavressac: Sant Martin an Arvor
_Breuriezh Poull-du: Sant Dewi
_Breuriezh Botmelas: Sant Mereal
_Breuriezh Botrule: Sant Riwelen
Le Plouef était sous la protection de Sant Dewi (saint gallois)
De quel droit cet Etat tente d'effacer les cultures des peuples qu'il a auparavant conquis ?
A l'heure de l'uniformisation, la culture de nombreux peuples est en danger, à cause de l'irrespect de certains qui usent et abusent de propagandes pour proteger le système mis en place.
Ce monde est basé sur l'argent, le profit, il faut toujours évaluer les prix, la valeur des choses, donner des nombres à tout, même à l'opinion des gens (sondage). La culture dérange car on ne peut pas (je parle de la culture au sens globale) la calculer, l'évaluer, elle est infini.
Elle est opposé au principe même de la société libérale d'aujourd'hui, la société privilégie l'individualité, la competitvité, la culture se partage en groupe, et rassemble les gens.
On a tendance a penser que le combat culturel, renferme les gens sur leur petit pays, hors ce combat est un combat international: basques, amérindiens, bretons, tibetains, lapons....on remarque que bien sur certains voient leur culture plus en danger que d'autre mais au fond le combat et le désir est le même: une société d'égalité et de respect des cultures et des peuples.
Il y a encore peu de temps nous étions dans l'impasse, comment clamer haut et fort les travers d'un Etat qui contrôle tout (où les lois viellent de 2 siècles bloquent tout processus de sauvegardes culturelles, et infiltré de partout (institutions, médias, partis de droite comme de gauches) par des nationalistes français ? Aujourd'hui grâce à Internet le mouvement prend petit a petit de l'empleur, nous pouvons contourner la transformation des discours par les médias officiels et des associations comme "eurominority" on put donner des contacts aiséments entre les différentes minorités.
Le Pays Nantais et les druidesses :
Selon le "Barzaz-Breiz" le pays nantais est "le pays classique de la sorcellerie", ainsi le druidisme avait un collège de prétresses situé sur un île de l'estuaire de la Loire.
Ces druidesse passaient pour être "surnaturelles, douées d'un esprit surhumain".
Au 14ème siècle le nombre de sorciers/sorcières en 44 se multiplia au grand dâme de l'évèque de Nantes. Jusqu'au début du XXème siècle beaucoup des villages du pays nantais avait un pattelin ou quartier de sorciers.
Un poème breton raconte les moeurs d'une des sorcières les plus célèbres: Héloïse, qui vécue près de Nantes:
(traduction des parties les plus intérréssante en français à la fin):
Ne oan nemet daouzek vloaz pa guitis ti ma zad,
Pa guitis ti ma zad
Pa oan aet gant ma c'hloareg, ma Abalardik mat.
Pa oan-me aet da Naoned gant ma dousik kloareg
Gant ma dousik kloareg
Ne ouien yezh, ma Doue, nemet ar brezhoneg;
Ne ouien tra, ma Doue, met laret ma fater,
Pa oan-me plac'hig bihan e ti ma zad er gêr,
Hogen bremañ, desket on, desket on mat a-grenn;
Me oar Galleg ha Latin, me oar skrivañ ha lenn;
Ya lenn e levr an Aviel ha skrivañ mat ha pre'ek,
Ha sakriñ ar bara-kann kerkoulz ha peb beleg;
Ha miret ouzh ar beleg da lar e oferenn,
Ha skloumañ an alc'hwilten e kreiz hag en daoubenn.
Me oar kaout an aour melen, an aour touez al ludu;
Hag an argant touez an drez, pa'm eus kavet an tu:
Me oar mont da giez du, pe da vran, p'am eus c'hoant;
Pe da baotrig ar skod-tan, pe da aerouant;
Me oar ur son hag a lak an neñvou da frailhañ
Hag ar mor bras da zridal, hag an douar da grenañ.
Me oar me kement tra zo er bed-mañ da c'houiet,
Kement tra zo bet gwechall, kement zo da zonet.
Kentañ louzoù am eus graet gant ma dousik kloareg,
Oa gant lagad kleiz ur vran ha kalon un touseg;
Ha gant had ar raden glas, don ar puñs kant goured,
Ha grouioù an aour-yeotenn war ar prad dastumet;
Dastumet, diskabel-kaer, d'ar gouloù-deiz a-grenn,
Nemet ma hiviz ganin, hag ouzhpenn diarc'hen.
Kenta 'taolis ma louzoù da c'hout hag eñ oa mat,
A oa e-kreiz park segal an Aotrou an Abad,
Deus triwec'h bigouad segal doa hadet an Abad,
N'en deus bet da zastumiñ nemet div guichennad.
Me 'm eus un arc'hig arc'hant er gêr e ti ma zad,
An hini hen digorfe en defe kalonad !
Hag ennañ teir aer-wiber o c'houri ui aerouant,
Mar deu ma aerouant da vat, neuze vo nec'hamant.
Mar deu ma aerouant da vat, a vo gwall nec'hamant;
Seizh lev war-dro ac'han e teuy da deurel tan.
N'eo ket gant kig klujiri na kig keveleged,
Gant gwad sakr ar re zinamm eo int ganin maget.
Ar c'hentañ em boa lazhet oa e-barzh ar vered,
O vonet d'ar vadiant, hag ar beleg gwisket.
Tre ma oa aet d'ar c'hroaz-hent, e tennis ma botoù,
Hag a yis d'e ziveiañ, didrouz, war ma loeroù.
Mar choman war an douar, ha ganin ma Goulaoù,
Mar chomomp war ar bed-mañ, c'hoazh ur bloavezh pe zaou;
C'hoazh un daou pe dri bloavezh, ma dous ha me hon daou,
Ni a lakay ar bed-mañ da dreiñ war e c'hinaoù.-
- Evesait mat, Loizaig, evesait d'hoc'h ene,
Mard eo ar bed-mañ deoc'h-hu, da Zoue egile.
Comme Taliesin ou Merlin, Heloïse/Loiza est douée de nombreux pouvoirs: comme se métamorphoser.
Elle est accompagnée d'un Clerc "Abalard". très vite elle apris de nombreuses choses comme "la langue des francs et le latin" alors qu'elle ne parlait que le breton, elle connait le passé, le présent et le futur, le pouvoir des plantes et des minereaux, chez elle 3 vipères couvaient un oeuf de dragon.
Au non de la richesse culturelle, contre la culture unique imposée par l’Etat : Apprenons le breton et le gallo !
: de jeunes antibretons, barbouillant des panneaux bilingues
extraits d'un texte de Martin Luther King:
Les opprimés réagissent de trois façons différentes à l'oppression. La première est l'acceptation ; ils se résignent à leur sort. Tacitement, ils s'adaptent à leur situation, et par là-même, finissent par y être conditionnés. Tout mouvement de libération a connu le cas de ces opprimés qui préfèrent le rester. Il y a presque 2 800 ans que Moïse décida un jour d'arracher les enfants d'Israël à l'esclavage de l'Egypte, pour les conduire à la liberté de la Terre Promise. Il ne tarda pas à constater que les esclaves ne sont pas toujours reconnaissants envers ceux qui les délivrent. Ils se sont accoutumés à leur esclavage. Comme le dit Shakespeare, ils préfèrent supporter les maux qu'ils connaissent que de fuir vers d'autres qu'ils ne connaissent pas. Ils préfèrent les tourments de l'Egypte aux épreuves de l'émancipation.(...)
La troisième voie ouverte aux peuples opprimés est celle de la résistance non-violente. Comme la "synthèse" dans la philosophie hégélienne, le principe de la résistance non-violente tente de concilier ce qu'il y a de vrai dans les deux autres - acceptation et violence - tout en évitant les extrêmes et l'immoralité de l'une comme de l'autre. Le résistant non-violent reconnaît, comme ceux qui se résignent, qu'il ne faut pas attaquer physiquement l'adversaire ; inversement, il reconnaît, avec les violents, qu'il faut résister au mal. Il s'abstient à la fois de la non-résistance du premier et de la violence du second. Grâce à la résistance non-violente, les individus, les groupes n'ont plus besoin de se résigner au mal, ni de recourir à la violence.
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