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Yezh ar Gwez
Ar yezh a garan
O, na dous hag heson
Eo yezh ar Boudoù mut
Flouroc’h eo d’am c’halon
Eget yezh rok an dud
Pegen sioul, pegen flour
E komz ouzhin ar gwez
Ar raoskl war vord an dour
Ar brug war ar menez.
Balan ar gwaremmoù
’N avel o wagenniñ
Mor aour al lannegi
A gont din koñchennoù
A gan e gwerzennoù :
Arzhur. Izold. Marzhin…
 
Anjela Duval
Jeudi 5 novembre 2009

Vous avez dût le remarquer, Kourikan, c'est fini. Non pas parce que j'ai laissé tombé mes convictions, loin de là, juste que ce blog à vieillit et moi aussi :) . J'espère que malgré tout ses défauts vous avez apprécier ce blog !

Kourikan, c'est le korrigan du pays nantais, il est né un soir de décembre 2005, agacé par le fait que les habitants de mon département ne connaissent pas leur propre culture...

Depuis il y a eu près de 19 000 visiteurs unique et une soixantaine d'articles.

 

Mais le kourikan, n'a pas dit son dernier mot ! Il devient d'abord bilingue, le publique bretonnant n'étant pas le même que le francophone, il y aura deux blogs.

 

http://seoc.over-blog.com , est un blog uniquement en langue bretonne, j'y parle de mes voyages et de mon année en Irlande. On y parle finalement assez peu de la Bretagne.

 

Un autre blog, en français (ok, je ferais attention à mon orthographe c'est promit) verra aussi sûrement le jour bientôt, plus axé sur les cultures bretonnes du coup. J'essayerais d'être plus rigoureux que sur Kourikan, citer mes sources, et des articles plus sérieux, enfin sans être trop lourd quand même ! J'essayerais d'être plus proche au possible de ce qu'est la culture du pays nantais, en donnant une part bien plus importante au gallo.

Quand à la date de « sortie » du blog, eh bien, quand l'inspiration viendra !! :)

 

N'hésitez pas à donnez vos avis, ce qui vous à plut et déplut dans ce blog !

 

merci à vous

 

Par anton-sklaer kasteler
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Samedi 9 février 2008
Le "cornique" en français est une langue celtique brittonique parlée dans le sud ouest du Royaume Unis, en Cornouailles ( ne pas cofondre avec la Cornouaille bretonne continentale).

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Voici quelques exemple de phrases et mot de cette langue :

Dêth da dhys ! : Bonjour à toi !  (breton : demat dit /dis)

Brâf yû hy (briiv io i) : il fait beau  (beton :brav eo..)

Glaw a wra : il pleut   ( breton: glav a ra)

Comolek yû hy : le temps est nuageux   ( breton :koumoulek eo)

Un pynta coref, mar plek : une pinte de bière s'il vous plais  (breton : ur banne korev mar plij)

Benen: femme  ( breton : benel= feminin)

Dên : homme  (breton : Den= homme / personne)

Chy : maison  (breton : ti)

an mor : la mer  ( breton : Ar mor)

an trêth : la plage  (breton : an traezh= le sable, traezhadenn= plage)

Holan : sel  (breton : holen)

Pen : tête  (breton : penn)

Pyth yw dha hanow ? : quel est ton nom  (breton : Petra eo da anw)

Yeghes da ! : à la tienne ! ( breton : yec'hed mat !)




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Un panneau bilingue (anglais/cornique) à Camborne.


(source : "Cornish is fun" de Heini Gruffudd aux éditions Yl Lofa )
Par anton-sklaer kasteler - Publié dans : Deskiñ/ Apprendre
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Dimanche 3 février 2008
Voici la légende qui correspond au lieu dit  "la grotte des korrigans", située entre Batz sur mer et le Pouliguen:

Un soir d'hiver, dans le Bourg de Batz, une vieille femme avance péniblement sur les pavés avant de s'arrêter devant la porte d'une maison, elle frappe. C'est un homme au long cheveux blonds qui tombent sur sa chupenn rouge qui lui ouvre. La vielle femme est affreusement laide, repoussante, pourtant, le paludier qui est un homme aimable l'invite à s'asseoir sur un banc et à boire une bonne soupe chaude. Voyant que la vieille femme semblait engourdie par le froid, il alla chercher un drap épais pour la réchauffer ainsi qu'une bonne bûche pour relancer le feu de la cheminer, laissant la vieille et étrange femme seule entourée des meubles rougis par le sang comme c'est l'usage chez les habitants de la presqu’île Guérandaise.
Il remarqua avec surprise que son chien n'osait s'approcher de la vieille femme....

En revenant, il mit la bûche dans le feu et s’approcha de la vieille femme pour la recouvrir du drap, mais tout d’un coup celle ci disparus, laissant place à une petite, mais superbe créature. Celle-ci qui n’était autre que la reine des korrigans pour le remercier de son hospitalité et de sa bonté lui dit le secret qui permet d’ouvrir la porte qui dans la grottes aux korrigans permet de pénétrer dans les tunnels secrets du petit peuple, ces souterrains cachent de grandes richesses, le paludier pourra aller s’y servir, mais il devra avoir regagner sa maison avant le lever du soleil sinon tout le trésor qu’il aura amassé disparaîtra.
CPC335.jpg

(dessin de jean Baptiste Monge)

Le paludier mis son large chapeau à rubans, et se mit en route dans la froide nuit vers la côte, se dirigeant vers le Pouliguen, il arriva devant l’impressionnant trou béant qui perce la falaise, lieux crains des anciens. Il s’enfonça dans l’obscurité de la cavité et trouva la pierre en question qui sert de porte entre le monde des Hommes et celui des antiques créatures. Il prononça les mots que la reine lui avait appris et pénétra alors de l’autre côté. Merveilleux, une lumière fantastique l’encerclait, et des centaines de petites créature aux traits si étrange le regardait, une douce musique embaumait l’atmosphère et des biens aussi divers que précieux tapissaient le sol. Envoûté par cette ambiance le paludier remplissait son sac, et découvrait sans cesse de nouvelles cavités où se trouvaient toujours de plus grandes richesses, l’homme aurait bien passé toute sa vie dans cet endroit fantastique entouré des korrigans, mais il trébucha, tomba, la douleur le ramena à la réalité, il ne savait combien de temps il avait passé dans cet endroit envoûtant. Il devait partir avant l’aube. Il repartit donc, hors de la grotte, il vit à l’horizon, là ou la mer se mêle avec la terre, que le ciel s’éclaircissait, l’aube arriverait bientôt. Il abandonna ses lourd sabots pour courir toujours plus vite, mais il n’allait pas assez vite, il était alors au côté de la « pierre longue », un menhir qui trône sur les falaises face à la mer, essoufflé il s’appuya contre celle-ci, et sentit qu’elle bougeait, il cacha donc le trésor dessous, pour qu’il ne soit pas touché par les rayons du soleil. Puis il retourna chez lui, en attendant patiemment la prochaine nuit où il pourrait aller récupérer son trésor.


Le lendemain alors qu'il travaillait il ne cessait de penser à son trésor brûlant d'impatience. Le soir, il retourna à la Pierre longue près du village de Kervenel. Mais la grâce, et le merveilleux de la veille n’était plus, la pierre ne bougeait plus. Dépité, le paludier tomba sur ses genoux, et de voir tant de richesse disparaître après tant d’efforts, il ne put s’empêcher de pleurer. Voyant le si serviable paludier en si mauvaise posture, la reine des korrigans réapparus, et lui dit « tu as été trop cupide, ainsi je ne te redonnerais pas ton trésor, mais comme tu m’a aidé, et que je sais que parfois la vie est dure dans le marais je t’offre ce plat. Un plat magique, qui s’emplit de la nourriture dont tu rêve, tu ne sera ainsi jamais dans le besoins ». Arriver chez lui, le paludier posa le plat sur la table et se mit à rêver d’un festin royal, emplis des produits qu’il préfère, c’est alors que tout ce dont il rêvait apparus dans le plats. Il ne tomba donc jamais dans le besoins et garda avec lui jusque dans la mort le mot secret qui permet de rentrer dans les souterrains de la grotte des korrigans.


DSCN5387.JPG

La "grotte des korrigans" dans la commune du Pouliguen.
Par anton-sklaer kasteler - Publié dans : mojennoù/légendes
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Lundi 18 juin 2007

Et encore un peu de breton, cet fois dialectal, avec le sacré saint dialecte du pays nantais !

lexique de la famille en breton du pays nantais :

 

Tchéréyn : Parents

mam : mère

tat : père

krwadur : enfant

merc'h : fille

powtr : fils

gouhé : bru

moreip : tante

déméhek: marié

émégeiz : mariée

uér : soeur

kenderf : cousin

kaniterf : cousine

mamek : grand-mère

tadik : grand père

 

et un lexique des vêtements :

beuto kwèt : sabot

rochèyd : chemise

bèzèo : bijoux (le mot français, "bijoux" vient du breton)

tok : chapeau

evis : chemisier

micht : élégant

paltao : manteau

tchulot : pantalon

fichet : poche

: robe

liverieñ: ruban

deñtel : tablier

comme avec les autres articles sur le breton du pays nantais, je l'agrémente d'une vieille photo de ce qu'était la Loire Atlantique bretonnante du débt du siècle ( exotisme garanti) :

 

 

 

 

( yec'hed mat !! / à la votre !! )

 

 

Par anton-sklaer kasteler - Publié dans : Deskiñ/ Apprendre
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Vendredi 8 juin 2007
J'ouvres une nouvelle rubrique : "pennadoù kaoz" où des jeunes bretonnants peuvent s'exprimer. Jeunes bretonnants de tout horizons mais aussi d'autres minorités, occitans, catalans, basques, tibétins,kabyles ...
Tous s'exprimeront dans la langue qu'ils défendent, mais je traduirais en français pour ceux qui n'ont pas la chance de parler ces langues
Pour le premier entretien, j'ai choisis Olier, un jeune bretonnant d'origine asiatique et qui vit en Champagne Ardenne, mais qui a été séduit par la langue de Merlin  : (en italique la traduction française)
 

Ma ! evit kregiñ, piv out paotr?

Olier eo ma anv ha me zo studier e brezhoneg eskol-veur Roazhon. Mont a ran da Licence 2 Brezhoneg.
 
 
Bon ! qui es tu ?
Je m'appel Olier et je suis étudiant en breton à l'université de Rennes, je rentre en licence 2 breton.
 
Penaos 'teus dizoloet brezhoneg ?
Kemeret 'meus kentelioù an noz eus ur gevredigezh e Laval "Skol Erispoë".
 
Comment as tu découvert la langue bretonne ?
J'ai pris des cours du soir avec l'association "Skol Erispoë" à Laval
 
Petra a blij dit gant ar yezh-se ?
Galleg a vez komzet e pep lec'h. Gouzout ez eus tud e Bro-C'hall a gomz ur yezh all bemdez zo un dizolo souezhus.
Brezhoneg a vez un digarez alies evit daremprediñ an dud a gomz pe a zesk brezhoneg. Ouzhpenn-se,
e vez un darempred aesoc'h, tommoc'h, strolladoc'h gant an dud-mañ eget gant an dud all.
 
Qu'est ce qui te plais dans cette langue ?
Le français est parlé partout. Savoir qu'il y a en France des gens qui parle tout les jours une autre langue est une découverte surprenante.
La langue bretonne est souvent une excuse pour  fréquenter des gens qui parlent ou apprenent la langue. De plus le contact est plus simple, plus chaleureux, entre les gens qui parlent breton.
 
Petra eo soñj d'an dud pa e lavarez dezho e oarez brezhoneg ?
An dud a vez souezhet, a c'hoarzhin. Alies e c'houlennont petra a c'hellomp ober gant studioù e brezhoneg.
Un tammig gwir zo ganto... lol Ret eo kaout barregezhioù all. Gouzout nemet brezhoneg n'eo ket a-walc'h.
Met pa vez an divizer a oar brezhoneg e vez aesoc'h an darempred.
 
Que pensent les gens quand tu leurs dit que tu parle breton ?
les gens sont surpris, il rient. On me demande souvent ce que je vais bien pouvoir faire avec des études de breton. Ils ont un peu raison... lol il faut avoir d'autres compétences. Il ne faut pas savoir que parler breton. Mais quand tu as un interlocuteur qui parle breton le contact est facilité.
 
 
Ma zo teir zra d'ober evit ar yezh :
Ofizielaat brezhoneg evel ar yezh rannvroel all
Muioc'h a stlennoù e brezhonneg (skinwell, skingomz, kazetennoù...)
Muioc'h a ginnigoù-labour gant brezhoneg
 
Si il y avait trois choses à faire pour la langue :
oficialiser la langue et les autres langues minorisés.
Plus de médias en breton (télévision, radio, magasines ..)
plus d'offres d'emplois en breton
 
 
Labourat a rez evit lakaat ar yezh war wel ?
Izel on eus Ai'ta, ur strollad evit arver ar brezhoneg el lec'hioù boutin.
Sevel a ran lec'hiennoù internet ivez
 
Tu agis pour mettre en avant la langue ?
Je suis membre d'Ai'ta. un collectif pour l'utilisation du breton dans les lieux publiques
Je fais des sites internet aussi
 
 
Dibab ur skeudenn evit kinklañ ar pennad
 
Choisis une image pour décorer ton article :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Perak ar skeudenn-se ?
Ar manga a blij din. lol
 
Pourquoi cette image ?
J'aime bien les mangas.
 
Par anton-sklaer kasteler - Publié dans : Pennadoù kaoz
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Vendredi 8 juin 2007

La langue gauloise.

 

Quand les romains commencèrent à envahir le monde celtique, il appelèrent "gaules" la partie de leur empire située entre la peninsule ibérique et les tribus germanique d'outre Rhin. Gaulois signifit "Celtes".

Hors les celtes couvraient une étendue bien plus grande que la Gaules, de L'irlande jusqu'au centre de la Turquie. Entre eux, les populations celtiques s'appelaient "kelt" ou "keltoï". Au final la "Gaule" n'avait de sens que pour les romains, c'était une "région administrative" romaine, et ne correspondait pas à un peuple précis comme on a essayé de le faire croire.

Il y a deux familles de langues celtiques : les langues celtiques en "P", dont fesait parti toutes les langues celtiques du continent (sauf peninsule ibérique) ainsi que l'île de bretagne...

Et les langues celtiques en "Q" : les langues Gaeliques, et le Celtibère.

Par exemple "tête" donne "penn" dans les langues celtiques en "P", et "ceann" chez les langues en "Q".

la langue gauloise à compltement disparue à l'age sombre. Cependant selon certains, mais il n'y a pas de preuve qui le confirme, elle aurait été parlée jusqu'au alentour de l'an mille, dans quelques endroits reculés des Alpes. Il n'y a qu'en bretagne, où l'on peu considérer la langue bretonne comme descendante du gaulois continental.

Quelques mots gaulois (remarquez la proximité avec le breton actuel) :

treide : pied (breton : troad / treid)

avallo : pomme (breton : aval )

nate : fils ( breton : mab (ça ressemble pas trop là :) )

allarch : cygne (breton: alarc'h)

artos: ours (breton: arzh)

turcos : sanglier (breton : tourc'h)

cico: viende (breton: kig)

penno : tête (breton : penn)

tengat : langue (breton : teod)

cinto : premier (breton: kentañ)

pempe : cinq (breton : pemp)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec l'Empire Romain, petit à petit la langue celtique disparait, d'abord chez les élites, puis chez le peuple, au profit du latin. ce latin populaire, donnera plusieurs langues : français, occitan, espagnol, italien ... certaines populations celtiques seront elles envahient par les germains, eux aussi il perderont leur langue, et donneront l'anglais, l'allemand, flamand...

Seul l'Irlande, le pays de Galle, l'Ecosse, l'Ile de Man, La Bretagne et la Cornouailles ont gardés jusqu'à nos jour la langue et la culture celtique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(en vert clair, les celtes (appelés "gaulois" par les romains) à l'Antiquité, en vert foncé, aujourd'hui)

 

Par anton-sklaer kasteler - Publié dans : Bep-seurt
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